Près du feu
Par les longues soirées d’hiver au coin du feu
Là où il fait bon vivre près de son amoureux
La chance a posé sa douce main en un quatrain
Vertu si proche, qui plaît tant et qui pose son câlin.

Sur le silence, reste digne la caresse entière
Où le jardin d’hiver ressemble à une prière
La chaleur dépose sur les corps nus ses baisers
Le vent s’étonne, se désespère de n’être invité.

Mais la solitude de l’amour ne peut être partagée
Que par le silence, voix de la jouissance exaucée
Seules les flammes du feu ont le droit de présence
Emouvante clarté qui domine toute espérance.

Les corps sont à présent enlacés en douce folie
Qu’un seul murmure défie les mystères de la vie
Un gémissement, une vive envie, le souffle court
Un cri, déchire le néant pour faire vivre l’amour.

La flamme s’apaise, douceur d'un long moment
Avant que ne s’éteignent les flambeaux du firmament
Derniers vestiges d’un amour fougueux et pur
La paix renaît en ce lieu saint, le coeur est d’azur.

Etoile D'argent
Le 11-08-05