Par les longues soirées d’hiver au coin du feu Là où il
fait bon vivre près de son amoureux La chance a posé sa douce main en un
quatrain Vertu si proche, qui plaît tant et qui pose son câlin.
 Sur le
silence, reste digne la caresse entière Où le jardin d’hiver ressemble à une
prière La chaleur dépose sur les corps nus ses baisers Le vent s’étonne,
se désespère de n’être invité.
 Mais la solitude de l’amour ne peut être
partagée Que par le silence, voix de la jouissance exaucée Seules les
flammes du feu ont le droit de présence Emouvante clarté qui domine toute
espérance.
 Les corps sont à présent enlacés en douce folie Qu’un seul
murmure défie les mystères de la vie Un gémissement, une vive envie, le
souffle court Un cri, déchire le néant pour faire vivre l’amour.
 La
flamme s’apaise, douceur d'un long moment Avant que ne s’éteignent les
flambeaux du firmament Derniers vestiges d’un amour fougueux et pur La
paix renaît en ce lieu saint, le coeur est d’azur.

Etoile
D'argent Le
30-01-2008


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