passeur de temps

Ondulant, hésitant sur le revers des gouttes de pluie
C’est à peine si j’ai su tenir la vie une seule seconde
J’ai dû vivre sans y penser
Comme tout ces dessins en buée qu’on trace trop vite

Et J’ai du laissé mes doigts languir sur la vitre
qui, par un seul souffle se font chassés
J’ai dû ne pas me réveiller
Et même si mes mains se font balerines et dansent

Se tordent, jamais leur desseins ne se tracent
J’ai dû rêver d’on ne sait quoi
D’on ne sait quelles chimères, de surfaces enneigées
Froid comme ces mots qu’on oublie de prononcer

J’ai dû ravaler mes maux
Tout s’éfface, le temps ne guerit pas mais
La peine se tasse, avec juste une expiration
Tout part en vapeur d’eau
