passeur de temps

 

Ondulant, hésitant sur le revers des gouttes de pluie

C’est à peine si j’ai su tenir la vie une seule seconde

J’ai dû vivre sans y penser

Comme tout ces dessins en buée qu’on trace trop vite

 

Et J’ai du laissé mes doigts languir sur la vitre

qui, par un seul souffle se font chassés

J’ai dû ne pas me réveiller

Et même si mes mains se font balerines et dansent

 

Se tordent, jamais leur desseins ne se tracent

J’ai dû rêver d’on ne sait quoi

D’on ne sait quelles chimères, de surfaces enneigées

Froid comme ces mots qu’on oublie de prononcer

 

J’ai dû ravaler mes maux

Tout s’éfface, le temps ne guerit pas mais

La peine se tasse, avec juste une expiration

Tout part en vapeur d’eau

Le 27-05-2008