Notre banc de parc.

Assis l'un près de l'autre
Sur ce vieux banc défraîchi,
On ne pense à rien d'autre
Qu'à nous deux, réunis.

Ce vieux banc de pierre
Fait face à la rivière,
Qui coule doucement,
Vers le fleuve qui l'attend.

On a à peine quinze ans
Tout nous semble épatant ;
On se tient par la main,
On se fie au destin.

On ne pense pas au lendemain
Pour nous, c'est encore loin.
L'été s'en va pourtant,
On ne voit pas le temps !
Les feuilles tourbillonnent,
C'est à présent l'automne.
Pourquoi ne viens-tu pas à présent ?
Je suis toute seule sur mon banc.

As-tu oublié nos serments ?
Tu semblais sincère, pourtant !
Et ce vieux banc de bois
Fait toujours face à la rivière.


Le coeur a ses raisons que la raison n'a
pas
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