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Lecteur,
as-tu
quelquefois
respiré
Avec
ivresse
et
lente
gourmandise
Ce
grain
d'encens
qui
remplit
une
église,
Ou
d'un
sachet
le
musc
invétéré
?

Charme
profond,
magique,
dont
nous
grise
Dans
le
présent
le
passé
restauré
!
Ainsi
l'amant
sur
un
corps
adoré
Du
souvenir
cueille
la
fleur
exquise.

De
tes
cheveux
élastiques
et
lourds,
Vivant
sachet,
encensoir
de
l'alcôve,
Une
senteur
montait,
sauvage
et
fauve,

Et
des
habits,
mousseline
ou
velours,
Tout
imprégnés
de
sa
jeunesse
pure,
Se
dégageait
un
parfum
de
fourrure.

Etoile
D'argent
Le
29-03-2005




Le coeur a ses raisons que la raison n'a
pas
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