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C'était la nuit de Noël, un peu avant
minuit, A l'heure où tout est
calme, même les souris.
on avait pendu nos bas devant la
cheminée, Pour que le Père
Noël les trouve dès son arrivée.
Blottis bien au chaud dans leurs petits
lits, Les enfants sages
s'étaient déjà endormis.
Maman et moi, dans nos chemises de
nuit, Venions à peine de
souffler la bougie,
Quand au dehors, un bruit de
clochettes, Me fit sortir
d'un coup de sous ma couette.
Filant comme une flèche vers la
fenêtre, Je scrutais tout là
haut le ciel étoilé.
Au dessus de la neige, la lune
étincelante, Illuminait la
nuit comme si c'était le jour.
Je n'en crus pas mes yeux quand apparut au
loin, Un traîneau et huit
rennes pas plus gros que le poing,
Dirigés par un petit personnage enjoué
: C'était le Père Noël je le
savais.
Ses coursiers volaient comme s'ils avaient
des ailes. Et lui chantait,
afin de les encourager :

Pareils aux feuilles mortes, emportées par
le vent, Qui montent vers le
ciel pour franchir les obstacles Les coursiers s'envolèrent, jusqu'au dessus de ma tête Avec le traîneau, les jouets et même le
Père Noël.

Peu après j'entendis résonner sur le
toit Le piétinement fougueux
de leurs petits sabots.
Une fois la fenêtre refermée, je me
retournais, Juste quand le
Père Noël sortait de la cheminée.

Son habit de fourrure, ses bottes et son
bonnet, Etaient un peu salis
par la cendre et la suie.
Jeté sur son épaule, un sac plein de
jouets, Lui donnait l'air
d'un bien curieux marchand.

Mais d'un clin d'oeil et d'un signe de la
tête, Il me fit comprendre
que je ne risquais rien.
Puis sans dire un mot, car il était
pressé, Se hâta de remplir
les bas, jusqu'au dernier,
 Et
me salua d'un doigt posé sur l'aile du nez, Avant de disparaître dans la cheminée.
Je l'entendis ensuite siffler son bel
équipage.
Ensemble ils s'envolèrent comme une plume au
vent.

Avant de disparaître le Père Noël cria
: " Joyeux Noël à tous et à
tous une bonne nuit "
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